1 mars 2012

Délits des Faciès


Tableau : Laurent Bahanag

Oui l’homme a des travers. Oui l’homme a la gueule de travers. Oui chaque homme porte en lui son lot de souffrances et de lâchetés quotidiennes. Or il doit regarder la face de l’autre tous les jours. Et ça lui fait peur. 

Alors il brise le miroir... sans se douter de ce qui se cache de l’autre côté. 


Pourquoi les visages, les faciès, les figures, les gueules, les regards, les non-regards. Pourquoi les traits plutôt que les corps pour cette exposition. Pourquoi une galerie de portraits digne de la cour des miracles ? Justement parce que c’est en son sein que règne le miracle de l’expression. Certes les attitudes corporelles nous permettent de “décoder” l’autre. Mais plus encore le masque expressif nous subjugue. Et plus encore il est le lien social conscient qui est offert à l’autre. Joie, bonheur, ennui, tristesse, mensonge, fermeture, désarroi, révolte, colère, … tous les sentiments se prêtent au jeu du faciès. Et plus encore des parties de visage peuvent crier ce qu’elles ont à dire.

(texte écrit pour l'exposition Délits de Faciès qui était visible à la galerie Délits des Sens en mars-avril-mai 2012 à Avignon)

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