31 déc. 2009

Et prise...



Elle l'avait snobé toutes ces dernières semaines. Il en était sûr. 
Elle passait près de lui, négligeant son regard accrocheur, interrogateur, puis inquiet. 
Il allait, venait, tournait en rond. Rien n'y faisait. Quelques fois , il s'approchait, tentait de l'amadouer, la caressait du bout du nez comme elle aimait. Mais rien.


Et puis le vent avait tourné. 


Elle était partie. 
Oui.
Un matin, il avait trouvé la porte grande ouverte. Rien. Il ne comprenait rien. Elle avait pourtant tout ce qui lui était nécessaire ici. De l'espace, des endroits bien à elle où elle pouvait se réfugier. Tout ce qu'elle désirait était à ses pieds, à portée immédiate, sans besoin de s'enfuir. Pourquoi avait-elle fui ainsi ?





Il l'avait cherchée dans tous les recoins, là où il pensait pouvoir la trouver. Mais rien à faire, elle avait franchi la porte et de l'autre côté, il ne savait plus la chercher.

Au bout de quelques heures déjà, il était habitué. Presque. Enfin il pensait qu'il s'habituait. Plus de jolie frimousse, même boudeuse ou hargneuse, passant près de lui. Plus d'inquiétude : veut-elle ? ne veut-elle pas ? Que veut-elle finalement.

Deux jours plus tard, un matin, alors qu'il se prélassait, elle réapparut sans crier gare. Elle était juste là, comme avant, près de lui mais à la fois si loin.

La surprise passée, il tenta de venir à elle. Elle le fusilla du regard. Lui montrant presque les crocs. Criant de colère.
Il ne comprenait toujours pas. Mais il sut qu'il ne pouvait vivre sans elle. Et qu'elle était sienne, s'il le désirait. Et il le désirait. Alors sans rien lui demander, sans attendre son bon vouloir, il l'attrapa, la plaqua, et malgré ses bruyantes protestations, la viola. Deux minutes. Il ne lui fallut pas plus de deux minutes.





...








Il n'avait pas de nom.
Elle non plus.
Pourquoi ? C'est ainsi. c'est tout. Et qu'importe en fait. Maintenant, la famille s'est agrandie : ils sont cinq d'un coup. Mes hamsters....

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